Notre filière

 

Notre Filière

L’introduction de la culture du coton dans le pays, à l’instar des autres cultures d’exportation remonte au 19ème siècle, et est le fait des colons français. Animé par le double souci de diversifier les produits d’exportation et de réduire les disparités de revenus entre les zones forestières du sud (productrice de café, cacao, hévéa,..) d’une part et les régions de savanes du nord et du centre d’autre part, le Gouvernement ivoirien a décidé en 1962 d’entreprendre avec l’appui de la Compagnie Française pour le Développement des Fibre Textiles (CFDT), le développement de la culture cotonnière dans les régions du nord et du centre.

En 1974, l’Etat de Côte d’Ivoire crée la Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT). Elle poursuivra seule cette mission de développement jusqu’en 1998, date de la privatisation partielle du secteur. Aujourd’hui, ce sont au total 6 sociétés cotonnières (CIDT, Ivoire Coton, COIC, GLOBAL COTTON, SECO, SICOSA 2.0) qui opèrent dans la filière. La capacité industrielle totale est de 605 000 tonnes avec 15 usines fonctionnelles.

La Filière Coton a consolidé sa remontée entamée depuis la fin de la crise de 2002 à 2011 avec une croissance continue de l’ensemble des paramètres. Ce dynamisme a été entretenu par les effets de la réforme de la filière en 2013 dont l’axe principal est l’attribution de zones exclusives d’activités aux sociétés cotonnières sur la base d’un cahier des charges ainsi que le soutien du contenu du Gouvernement au niveau aussi bien du prix de cession des intrants aux producteurs que du prix d’achat du coton graine. La production est ainsi passée de 310 114 tonnes pendant la campagne (2015-2016) à 539 623 tonnes en 2021-2022.

Quatrième produit agricole d’exportation après le cacao, l’hévéa et la noix de cajou, le coton représente 7% des recettes d’exportation de la Côte d’Ivoire et contribue à hauteur de 1,7% au PIB. Les recettes annuelles d’exportation sont estimées aujourd’hui à près de 100 milliards de FCFA.

Le coton est aujourd’hui une culture essentielle pour le pays. Du point de vue technique, la très grande partie du bassin cotonnier s’étend aujourd’hui sur un peu plus de 50% des superficies du territoire national. L’activité cotonnière menée par de petits producteurs s’inscrit dans un système de production à base de coton. Il s’agit d’un système de culture assolement/rotation avec le coton et les cultures assolées, notamment les cultures vivrières (riz, maïs, arachide, etc.).

Nous restons à votre écoute